Sweet Arcachon




Fin août passage chez de vieux amis à mes parents du côté d’Arcachon,.

Décor à la David Hockney, les bellâtres en moins. Maison ultra moderne pour couverture de magazine avec mobilier top design, piscine à débordement, terrasse en teck, hors-bord au fond du jardin et voiture de collection dans le garage.

Rien de bouge, si ce n’est le sacré chat birman à 900 euros et le braque de Weimar à au moins le triple.

Les proprios viennent de s’installer. Ils ont largué toute leur smala de famille et les ennuis qui vont avec. Ils se la coulent douce, enfin, ils essayent.

Premier jour, mon hôte sans perdre de temps, me file le vélo de son épouse peu portée sur les pérégrinations à deux roues et m’emmène faire un tour dans sa ville d’adoption. Déambulation dans le port ostréicole, commentaires sur les pinasses, la vie des pêcheurs et éleveurs d’huîtres, leur cabanes avec avancées en bois et colonnes de fonte. Visite des rues piétonnes, flânerie sur la jetée reconstruite après la tempête, pédalage sur le front de mer entre les estivants plutôt plans-plans. Mon hôte me fait découvrir l’architecture protéiforme du coin : les coquettes maisons 19ème avec leur colombages, oriels, lambrequins et leurs volets ripolinés de frais. Inspiration anglo-saxonne, mauresque, landaise, normande, indienne pour une classe sociale pas piquée des vers. Délice des yeux que je consomme sans modération.

Deuxième jour, mon hôte me conduit dans son 4x4 de marque anglo-japonaise vers l’océan. Redécouverte de l’immensité des plages de l’atlantique, des lointains moutonneux, des camaïeux de sable et ciel, des jonchées de coquillages qui s’offrent au promeneur, des baïnes si attirantes et dangereuses, du désespoir des flots et de leur violence envers les baigneurs intrépides.

L’après-midi, mon appareil photo autour du coup, je sillonne le port et les plages avoisinantes à la recherche du cliché typique et des lumières caractéristiques. Je ne suis pas déçue, tout est fait pour être capturé, conservé précieusement et visionné pour le plaisir.

C’est sûr, je reviendrai pour de plus longues incursions.