Aix fric fringue frime



Descente un samedi après-midi dans les entrailles aixoises.

La bourgeoisie (la grande, la moyenne et la petite), Les-qui-se-la-pètent et les autres, arpentent les rues étroites nimbées de vitrines rayonnantes.

C’est fou ! j’ai l’impression que plus c’est la crise et plus la ville se pare de boutiques chics.

Aqua Sextiae n’est désormais plus qu’une plaque tournante de boutiques de fringues ultra trendy, de sacs à mains bling-bling, de pompes immettables et de sous vêtements pour filles impubères ou entièrement épilées.

Subsiste malgré tout, dans une rue sombre, une modeste crémerie italienne à côté de laquelle siège une galerie d’arts pour friqués en mal de déco fluo. Je délaisse les nourritures terrestres au profit des arts contemporains, parce que moi aussi, il m’arrive d’être snob.

J’entame la discute avec le maître des lieux genre fils de famille échappé d’un yacht. Il me fait faire le tour de sa galerie Pop Art. Je flashe pour une toile maxi format à 8000 euros.

« - C’est un bon investissement, me dit le proprio, c’est mieux que la bourse ! »
C’est sûr. Sauf que 8000 euros, c’est le montant de mon crédit auto.

Entre l’art et la nécessité, j’ai remis l’investissement sélect à plus tard et j’ai choisi la voiture pour aller bosser.

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